フランス語学科のルーツをたどる ロベルジュ先生のBibi Loloとは 

Bibi Lolo De Saint Malo
Qui tue sa femme À coups de couteau
Qui la console À coups de casserole
Qui la guérit À coups de fusil

よく考えるとかなり物騒な内容のBibi Loloは、フランスのわらべ歌。
やっと大学に入ってホッとした矢先に、いきなり「ビビロロ体操」。

ロベさん(Claude Roberge先生)に教えを受けた年代の卒業生にとってBibi Loloは「ビックリ仰天なカルチャーショック」の想い出です。
カラダを大きく使い、腕を動かし、指はピンと伸ばして、大きな声で「ビビ、ロロー」。

「文法や語彙よりも、細かい単語の発音よりも、まずフランス語の特徴的なリズムやイントネーションをカラダで感じて身につける」。
聴覚と発音の関わりについて研究したロベさんの編み出した学習方法でした。

フランス語の学習を始めたばかりの時期にこそ、長年カラダに染み込んだ日本語のリズムやイントネーションから解き放たれる必要があったのです。

ロベさん自身によるBibi Lolo 学習法誕生の話を、ご覧ください。

ビビロロについての井戸端会議
                      クロード・ロベルジュ

引退した先生方は、誰でも、自分が昔学生に何を教えたか、どうやってうまく教えたかを話します。でも私の井戸端会議は違います。フランス語学科の学生に私が何を教わったのかをお話ししたいのです。

Bibi Lolo を使った授業は、初めのうちは半ば直感がたよりでした。それはこんな風でした…。

1966年から67 年にかけて、私の目の前には一年生たちがおりました。とても頭がよく、フランス語を専門に勉強しようという意欲とエネルギーに満ちて。一方私はといえば、何の経験もない新米教師、「とうやって教えればよいのかな」と悩んでおりました。素晴らしいメソッドはたくさんあるのですが… Mauger 、 朝倉、Voix et Images de Franceなど。いったいこの中からどうやって選べばよいのやら…

ところでその前年の秋、私はザグレブのSUVAGセンターで、まる一ヵ月の研修を受けていました。なかでもよかったのは、クロアチアのろう児たちのリハビリを見学できたことです。そのとき、いろいろな方法論がある中で、特に目にとまったのがcomptine( *かぞえ歌)を使った方法です。クロアチア語の comptine で、ろう児のために簡略化したものを使っていました。そこでひらめいたのです。自分の学生にもこの方法を使えないか。いってみれば彼らも、フランス語に関してはろう児と同じですからね。

ザグレブの研修の後パリに戻り、フランス語のcomptineの本を求めました。さっそく開いてみると、偶然 Bibi Loloのページが開いたのです。子供のころから親しんだ詩ではなかったのですが、すぐに気に入りました。まさに晴天の霹靂でした!

このようにBibi Lolo とともに私の上智でのキャリアが始まりました。Bibi Lolo には何の説明もつけずに。第一、説明をしようとしても不可能だったでしょう。こうして学生たちはいきなりフランス語の海に投げ込まれたというわけです。

初めはうまくいっていました。でも、2、3週間、授業時間にして8、9時間くらいがたち、ゴールデンウィークの頃になるとほとんどの学生が元の母国語の習慣に戻ってしまったのです。無理もありません、日本語のリズムは 18、9 年も身につけているのに対して、フランス語の経験はたったの数時間しかないのですから。

ほどなく暁星と白百合出身の学生たちが、授業の後で Bibi Lolo の訓練の意味を尋ねにやってくるようになりました。長い間、フランス語の形態論、文法、語彙を一所懸命勉強してきた人たちがいつも抱く疑問です。私はわざとこたえないことにしていました。たとえ答えたとしても、彼らを納得させるのは大変だったでしょう。

次の年度になって、Bibi Lolo や他の comptine のリズムをより深く理解してもらいたいと考え、腕とてのひらの動きを研究し始めました。そして次の運動が Bibi Lolo に一致していると思ったのです。

まず、Bibi と唱えながら、右腕(または左腕)を身体の近くでまわすように動かします。次に Lolo と言いながら、その腕を肩の高さに保ったまま、身体の遠くまでのばします。そして De Saint-Malo でも同じ動きをし、後の行についても同じです。

要するに、身体とフランス語の comptine の行のリズムが調和していることが大事です。身体と調音器官がフランス語のリズムを全体的なしかたで表現するためには、このような身振りが役に立つと思ったのです。私にとってそれは全く自明のことでしたが、その時もまだ理論的な説明はできませんでした。

今度もまた、前年と同じ結果が現れました。学生たちはフランス語の位置づけができるようになり、自信を持ちました。

お決まりの[y],[ƒ],[r],[φ],[œ]などの問題も消え去ってしまいました…フランス語の発音を身体が教えてくれるのです。

「緊張」について教える必要に気づいたのはそれから 3 年たってからです。指の先までしっかり緊張させねばなりません。そのためには、五本の指を互いにつけて、てのひらをしっかり開き腕を肩の高さに保つ必要があります。

そして月日は流れました…経験は豊かになり、それを客観的に表現できるようになりました。Bibi Lolo もまた同じです。

上智大学フランス語学科の創立50 周年を心からお祝いいたします。(小川裕花(83 年卒)訳)

“Bibi Lolo” à bâtons rompus  
                Claude Roberge

Tout professeur à la retraite se plaît à raconter ce qu’il a pu apprendre à ses anciens élèves et comment il s’y est pris avec succès. Voici le témoignage d’une expérience différente. C’est le récit de ce que m’ont appris mes anciens élèves du Département de français.

L’enseignement avec la comptine “Bibi Lolo” s’est déroulé dans les débuts sous le signe de l’intuition. Voici comment.

En 1966-67, je me trouvais en face d’étudiants de première année, intelligents certes, pleins de bonne volonté et d’énergie qui désiraient se spécialiser dans l’étude de la langue française. De mon côté, comme tout jeune professeur sans expérience, je me posais la question traditionnelle : “Comment m’y prendre pour enseigner la langue française ?”

Certes il existait une multitude d’excellentes méthodes : la Méthode de Mauger, la Méthode Asakura, la Méthode Voix et Images de France, etc. etc. Mais parmi toutes ces excellentes méthodes, laquelle choisir ?

Or l’automne précédent, j’avais eu le privilège de faire un stage d’un mois entier au Centre SUVAG de Zagreb. Il m’avait été donné d’observer entre autres comment on s’y prenait pour rééduquer des enfants croates souffrant de troubles de l’audition. Parmi les divers moyens employés auxquels on avait recours, j’avais remarqué qu’on avait recours aux comptines, simplifiées évidemment, de la langue croate. Je me suis alors demandé si je ne pourrais pas recourir moi aussi aux comptines avec mes étudiants qui, après tout, étaient sourds à la langue française.

Après le stage de Zagreb, de retour à Paris, je me procurai un livre de comptines françaises. La première fois que j’ouvris le livre, je tombais par un pur hasard sur la comptine “Bibi Lolo”. Elle n’avait certes pas enjolivé mes jeunes années. Toutefois elle me plut sur le coup. Ce fut un véritable coup de foudre !

C’est ainsi donc qu’avec “Bibi Lolo” sans aucune explication que débuta ma carrière de professeur-novice au Département de Langue française de l’Université Sophia. Aucune explication ne fut donnée. D’ailleurs l’aurais-je voulu que j’en aurais été bien incapable. C’est ainsi que mes étudiants furent jetés sans plus d’explication dans le bain de la langue française.

Sur le moment, les résultats parurent satisfaisants, toutefois les étudiants après deux ou trois semaines d’entraînement, soit huit ou neuf heures environ, jusqu’à la Golden Week retournèrent pour la plupart aux vieilles habitudes de leur langue maternelle. Il n’aurait pas dû y avoir de surprise : 18, 19 années de rythme de japonais bien ancré face à quelques heures de français !

Il arrivait que les Anciens de Gyosei et de Shirayuri qui avaient fait du français auparavant me demandaient après les cours ce que voulait bien dire “Bibi Lolo”. Question pertinente pour des personnes qui s’étaient frottées pendant des années et des années à la morphologie, à la grammaire, au vocabulaire de la langue française.

Diplomatiquement je me gardais bien de leur répondre. D’ailleurs j’aurais été bien embêté de les satisfaire !

L’année académique suivante, je me suis dit qu’il fallait donner une impression beaucoup plus profonde de cette comptine et des autres comptines qui avaient enrichi mon répertoire. Alors je me suis mis à chercher dans l’espace l’endroit où mon bras et ma main pouvaient bien naturellement se diriger durant la récitation de “Bibi Lolo”. Après quelques essais, je ressentis une certaine cohésion entre “Bibi Lolo” et le mouvement que je vais maintenant décrire.

D’abord avec le bras droit ou gauche, peu importe, j’esquissais près du corps un mouvement circulaire rotatif en disant : “Bibi”. Ensuite le bras allait se placer à l’endroit le plus éloigné du corps, à la hauteur des épaules en disant : “Lolo”. Puis de nouveau le même mouvement pour “De Saint‐Malo” et les autres vers suivants. Il s’agissait en somme d’harmoniser le corps avec le rythme des différents vers et également avec celui d’autres comptines qui existaient en langue française. Un tel geste me parut aider tout le corps et partant les organes articulatoires de ce corps à représenter globalement dans l’espace le rythme de la langue française. Tout cela me semblait une évidence mais, encore une fois, je ne pouvais l’expliquer.

Cette fois-ci de nouveau les mêmes résultats furent obtenus que l’année précédente. Les étudiants savaient localiser le français et ainsi ils prenaient confiance en eux-mêmes. Les problèmes traditionnels de phonétique pour /y/, [ƒ], [r], [φ], [œ], etc. avaient disparu… Leur corps était devenu leur propre référence.

Enfin cela prit encore trois ans avant que je me rende compte qu’il fallait montrer de la tension, beaucoup de tension jusqu’au bout des doigts. Pour cela, il fallait rapprocher les doigts les uns des autres, bien ouvrir la main et la maintenir à la hauteur des épaules.

Et les années ont passé… L’expérience a pu s’enrichir et s’objectiver. Et “Bibi Lolo” également.

Meilleurs vœux au Département de langue française de l’Université Sophia à l’occasion du 50ème anniversaire de sa fondation.

上智大学フランス語学科同窓会会報No. 15  フランス語学科50周年記念号(2009年4月22日)
掲載の記事を再録し加筆しました。
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